Pourquoi éviter les grands passages urbains sur le chemin de Compostelle ?
Pour nombre de marcheurs, l’appel du chemin rime avec nature, authenticité et lenteur. Pourtant, une réalité s’impose, surtout dans la première partie du Camino Francés en France et à l’approche des grandes villes : des portions urbaines parfois longues, monotones, fatigantes. Quand on arrive ou que l’on repart de Bordeaux, Pessac, Talence, voire même Dax ou Bayonne, il n’est pas rare de marcher sur le bitume, d’affronter des zones industrielles, des carrefours bruyants, le long de routes passantes. Cette urbanisation du chemin est difficile pour le corps, surtout pour ceux qui marchent lentement ou qui sont plus fragiles, et elle peut offrir une expérience bien différente de la marche espérée.
À titre d’exemple, la traversée du périurbain entre Gradignan et Hostens (32 km sur le GR655, dont près de la moitié sur zones bâties ou proches d’axes routiers) en décourage plus d’un. C’est aussi le cas autour de Bayonne, où la sortie de ville s’étire sur 8 à 10 km avant de retrouver la campagne [source : Fédération Française de Randonnée, TopoGuide St-Jacques - chemins vers Compostelle, voie de Tours]. Or, différentes solutions existent pour préserver ce qui fait l’essence du chemin : la rencontre, le silence, l’horizon, la respiration ample.