Assurance voyage : Ce que couvrent (et ne couvrent pas) les protections usuelles
Beaucoup de marcheurs se fient à leur carte bancaire ou à leur mutuelle, sans toujours savoir précisément ce qui est inclus. Pourtant, selon la nature de la marche, le pays traversé et la durée du séjour, les garanties varient beaucoup :
Carte bancaire : une couverture très limitée
La plupart des cartes Visa ou Mastercard, dès le standard, prévoient des engagements « assistance rapatriement » valables généralement pour 90 jours, mais uniquement si on a payé son voyage (transport, hébergement ou vol) avec cette carte.
- Plafonds de remboursement bas pour les frais d’hospitalisation à l’étranger (généralement autour de 11 000 € chez Mastercard Standard, 155 000 € en Premier ou Gold – source : Visa France).
- Garantie annulation quasi-inexistante.
- Perte/vol de bagages très mal prise en charge.
- Responsabilité civile rarement valable en dehors du pays.
Ainsi, sur le Camino Francés (le plus fréquenté), si un hospitalisation intervenait à Burgos, les frais médicaux peuvent dépasser 2 200 € pour moins de trois jours (Santé Castille et León), ce qui oblige souvent à avancer l’argent puis en réclamer le remboursement.
Assurances santé nationales : forces et faiblesses
En tant que ressortissant européen, la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) permet, en Espagne ou au Portugal, de bénéficier de soins dans les mêmes conditions que les locaux. Cependant :
- Avance des frais souvent nécessaire.
- Plafonnement, et non prise en charge des frais de recherche ou secours en montagne.
- Pas ou peu de soutien pour rapatriement, ni d’indemnité en cas d’interruption.
- Aucune garantie pour les vols de bagages ou d’effets personnels.
De plus, dès qu’on traverse la frontière vers la Navarre, la Galice ou le nord du Portugal, les habitudes peuvent changer rapidement, et la bureaucratie se montrer lente.